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Qu’est-ce que la sodomie ? La sodomie est à classer dans les rapports sexuels. C’est une pénétration de l'anus puis du rectum du ou de la partenaire, habituellement avec le pénis. On peut aussi utiliser des jouets sexuels, tel un godemichet simulant le sexe de l’homme. En général, elle est pratiquée par un homme sur un homme ou une femme. Une femme peut aussi sodomiser un ou une partenaire grâce à un accessoire.
Connaît-on la sodomie sous d’autres noms ? Il existe plusieurs autres appellations pour désigner le coït anal. Les plus connus sont : « culbuter », « se faire enculer », le « tasser de la crotte », « boxer du ver solitaire », … D’où vient ce nom ? Plusieurs origines sont décrites dans la littérature mais la plus connue est la suivante. Le mot sodomie vient de la ville de SODOME. Cette ville, selon la Bible, a été détruite par Dieu car ses mœurs étaient perverses. Les habitants de Sodome sont réputés pour avoir un grand appétit sexuel. Rien ne prouve pourtant qu’ils pratiquaient la sodomie. Que dit l’histoire à propos de la sodomie ? La sodomie a été pratiquée dans la Grèce antique, ainsi qu’à Rome. Elle n’était pas la position sexuelle de référence mais se retrouvait souvent dans le cadre de relations sexuelles entre un homme jeune, passif qui était considéré comme l’élève et un homme plus âgé, actif qui faisait office de maître. Du XVIème et XVIIème siècle, sous l’inquisition espagnole, on considère la sodomie comme un « péché abominable ». Ce péché était plus grave s’il était pratiqué par deux hommes plutôt que par un homme et une femme. Les sanctions pour les sodomites (adeptes de la sodomie) pouvaient aller du bannissement, à prison à vie, en passant par l’envoi sur une galère ou encore au bûcher. En France, elle fut longtemps interdite et a fait partie du code pénal révolutionnaire jusqu’en 1791. Une loi anti-sodomie existait au Canada jusqu’en 1969 !!! En pratique, comment ça se passe ? Lors d’une pénétration anale, il n’y a pas de lubrification naturelle de l’anus et du rectum pour faciliter l’intromission de la verge. L’anus est une source possible de plaisir pour celui/celle qui est pénétré(e) car il est très innervé. Pour les hommes passifs lors de la sodomie, la pression exercée par le pénis sur la prostate peut déclencher un orgasme. L’utilisation d’un lubrifiant lors des rapports anaux est nécessaire pour faciliter la pénétration. Auparavant, c’est la vaseline qui était utilisée comme lubrifiant, mais on sait aujourd’hui que sa consistance grasse fragilise les préservatifs. Il est donc préférable d’utiliser des lubrifiants à base d’eau. Des restes de matières fécales peuvent être contenus dans le rectum. C’est pourquoi certains effectuent un lavement avant ce genre de rapport. Il faut savoir que le rectum peut être fragilisé par ce lavement. Quels sont les risques médicaux liés à la sodomie ? De microcoupures ou des saignements peuvent survenir après une pénétration trop brutale. Des hémorroïdes, des fissures anales sont fréquentes chez les personnes qui pratiquent cette forme de sexualité. Dans des cas extrêmes, cela peut entraîner un prolapsus anal ou des cas d’incontinence anale. Des douleurs peuvent être ressenties lors de la sodomie car le sphincter est normalement resserré, sauf pendant la défécation. Un autre élément important est la fragilité et la porosité de la muqueuse rectale aux virus et aux bactéries. Cette muqueuse absorbe les substances déposées dans le rectum. Elle est donc un terrain privilégié aux échanges de maladies sexuellement transmissibles dont le SIDA. Le préservatif est donc indispensable. La sodomie pour préserver la virginité ou encore pour contrôler les naissances ? Pour ne pas rompre l’hymen de la femme avant le mariage ou encore éviter une grossesse non désirée, la sodomie est encore utilisée de nos jours dans certains milieux culturels ou religieux. Chez les Perses, par exemple, la sodomie a longtemps été recommandée par les chefs religieux pour contrôler les naissances. D’autres tendances philosophiques ont vu le jour. La sodomie ne conduisant pas à la reproduction, elle est considérée comme une déviance par certains (notamment par l’église catholique). Elle est également entourée de tabous liés à la fonction d’excrétion dans les sociétés où elle est considérée comme « honteuse ». La sodomie signe de faiblesse ? Un homme libre dans la Rome antique manifestait sa puissance en sodomisant ses esclaves. Par contre, si ce même homme se faisait sodomiser, il se diminuait et se positionnait en tant qu’inférieur. La passivité du sodomisé était une honte à porter. La sodomie est aussi très souvent associée aux pratiques homosexuelles et porte atteinte aux théories sexistes qui voient l’homme viril comme étant actif, « pénétrant » et donc supérieur. De nombreuses injures homophobes, telles que « sale enculé » sous-entendent qu’un homme qui pratique la sodomie est un être inférieur, qu’il est moins qu’un homme. |